Primo Levi
Editions Pocket
2003
314 pages
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant.
Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'on prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité.
Ma note : ★★★★★
Ce livre a vraiment été la petite perle parmi tous les livres que je dois étudier pour le français. Que dire dessus ? Si vous êtes intéressé par la seconde guerre mondiale, ou que, comme moi, vous devez le lire, n'hésitez pas : lisez-le. Ne vous attendez pas non plus à de l'action. Généralement, dans les biographies, il n'y en a pas tellement.
Pendant 340 pages, je me suis retrouvé dans la peau d'un homme à qui même la vie lui a tourné le dos. Primo Levi décrit tout ce qui lui ai arrivé avec tellement de... détachement, je dirais. Malgré tout ce qu'il a dû subir, jamais il n'écrit "je suis malheureux" ou quelque chose s'en rapprochant. Honnêtement, cet homme a vraiment eu du courage de n'avoir jamais faibli.
Par la même occasion, ma prof d'histoire m'a appris quelque chose concernant la photo utilisée pour la couverture : cette photo a été prise le lendemain de la libération du camp, puisque les soviets on jugé la photo prise la veille "pas assez bien". Voilà, c'était le p'tit point culturel !
Un magnifique livre !
RépondreSupprimerUn récit poignant, même si j'avais du le lire un peu trop jeune .
RépondreSupprimer